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 [Entraînement Novembre] L'éveil

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Säntö Släägt
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Säntö Släägt


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MessageSujet: [Entraînement Novembre] L'éveil   [Entraînement Novembre] L'éveil EmptyMar 30 Nov - 19:36

Sommaire

Chapter 1 : Recover
Chapter two : Back to black
[FLASHBACK] Chapter three : Dance with the wolves
Chapter four : Human after all




Légende

Paroles // Pensées // Narration

- Santo Slaagt
– La voix de la Terre
– La vieille shamane





Ceci est un RP training. Enjoy.





Chapter one : Recover


Santo revenait tout juste de sa bataille contre les envahisseurs. Ces créatures purulentes et malsaines qui gangrénaient à ce moment encore sa mère la Terre. Il finissait de récupérer de ses blessures, et ce grâce aux soins qui lui avaient été prodigués ainsi qu’à ses facultés naturelles de récupération dues à son corps tant animal qu’humain. Il avait créé un véritable carnage dans cette bataille, mais sentait au fond de lui comme un sentiment désagréable d’insuffisance, d’impuissance. Lui qui, il y avait quelques heures encore, était au milieu des ennemis en train de déchirer, arracher, broyer ou même vaporiser, se sentait insuffisant.

Il regarda autours de lui, les sens aux aguets, mais mis à part le bruissements des feuilles de la dense forêt en bordure de Karakura city, il ne percevait aucun son suspect ; ainsi qu’aucune odeur suspecte. Ces horreurs grouillantes mais néanmoins hominidés devaient être en train de répandre leurs pestilentielles carcasses chitineuses dans les banlieues et campagnes de Karakura, une bande de « ressemble » à leur trousses. Même s’il les trouvait un peu faiblards dans leurs manières de combattre, il n’en reconnaissait pas moins leur courage ainsi que leur efficacité.

Un souffle de vent survint, agitant quelques branches alentours ainsi que les cheveux blanc porcelaine de Santo. Celui-ci décida de s’asseoir adossé à un arbre, ce qu’il fit délicatement afin de ne pas abimer son dossier de fortune. Il leva sa main paume vers le visage, et la fixa d’un air intrigué. Il ferma le poing et le rouvrit plusieurs fois, puis sourit d’un air bestial mais satisfait. Il la sentait, cette nouvelle force qu’il venait de gagner. En effet, il n’avait pas combattu quoi que ce soit depuis son arrivée à Karakura, et s’était considérablement rouillé. Cependant, ce délicieux buffet de monstruosités infâmes aux gueules plus grosses que le sabre lui avait huilé les articulations, ravivé l’œil, et redonné un réel objectif.

Cependant, pour atteindre ledit objectif, il manquait en puissance, en dépit de ses gros progrès au travers de son dernier combat.

Furieux de se sentir aussi impuissant, il frappa le sol, y enfonçant son bras jusqu’au coude, et faisant pencher un arbuste trop proche de l’impact. Sortant son bras, il se recroquevilla en haletant sous forme de grognements gutturaux. La colère était sa force, mais elle était encore insuffisante, son état de berserker n’était pas encore assez avancé, et sa colère au plus haut ressemblait encore à un agacement chez les guerriers ancestraux dont il suivait la voie à sa manière.

Un nouveau souffle de vent se leva, un doux souffle chaud qui caressa la nuque de Santo avec une telle douceur qu’il sursauta et bondit sur ses deux jambes en se retournant, persuadé d’avoir été touché par quelqu’un qu’il n’avait pas vu venir. Mais il ne s’agissait pas de cela, comme il put le constater immédiatement, ce qui l’avait effleuré était un esprit. Il se calma donc, et tint tous ses sens en éveil pour ne rien rater de ce que cet esprit allait lui communiquer. Une voix féminine, chaude et apaisante, mais aussi et surtout qui impose le respect lui tint ces mots :

" Santo Slaagt, la « sainte chasse » ; ou plus exactement « chasse sacrée », sais-tu qui je suis ?

- Worghr … (Non …)

- Ohh, je constate que non seulement tu comprends ce que je te dis, mais qu’en plus de cela tu as par instinct appris le langage du guerrier fauve … Mon pressentiment n’était donc pas erroné …

- Nu thaa wank ? (Qu’est-ce que tu veux ?)

- Je vois que tu m’as enfin reconnu, c’est très bien. J’ai en effet comme tu l’as compris une mission à te confier, mais ce n’est pas encore d’actualité…

- Thaa ka kurett … (Sois directe …)

- Bien. J'ai décidé de te confier mes pouvoirs et la mission de protéger ce territoire, mais avant cela, tu devras passer le rituel d'éveil, ta mission actuelle est donc de faire route vers les plaines arctiques d’Europe nordique, là où les berzerkers sont nés, ont vécu, et sont morts. La forme de berzerker autodidacte que tu es m’intéresse tout particulièrement, mais elle demeure incomplète ...

- U na wakk yatt ? (Et j’ai quoi à y gagner ?)

- Hé bien, en admettant que tu y survive, la chef du clan t’ornera des sceaux du berzerker, et achèvera ta transformation en guerrier fauve digne de ce nom. Une fois cela fait, tu disposeras de la force nécessaire pour tenir face à ces sombres vermines putrides, et les expédier au purgatoire spécialement conçu par les dieux pour les immondices repoussants qu’ils sont."

La voix enjôleuse au premier abord était devenue méprisante en remplie de haine. Comme si les victimes des envahisseurs étaient ses proches ; et qu’elle mettait tous les moyens en œuvre pour les venger d’une manière au moins aussi cruelle, monstrueuse et terrifiante que celle dont ils avaient été attaqués et trop souvent tués. Santo marqua un temps avant de répondre, pesant bien ses mots avant d’articuler tant bien que mal :

"Y maar, na sloortr em frustr (Bien mère, j’éradiquerais cette vermine).

- Bien, bien. Je t’aiderais du mieux que je peux pour que ton voyage vers la Norvège s’écourte. Suis cette odeur de sang qui doit te rappeler tant de bons souvenirs, elle te guidera vers ta destination. Ne me déçois pas …

- Yih (Oui).

Un nouveau souffle de vent s’éleva, et Santo sentit la présence de l’esprit de la Terre disparaître avec la brise, comme si celle-ci l’avait balayée d’un simple passage, avec la même facilité qu’une brindille ou une boule de poussière.

L’odeur des arbres, de la mousse, des lapins et de la ville furent aussitôt rejointes par une odeur familière : l’odeur du sang. S’il ne savait plus à qui appartenait cette odeur, il se doutait que cela lui reviendrait très bientôt, et que quelque chose ou quelqu’un l’y aiderait ; mais là n’était pas la priorité. Flairant la direction, il fonça à toute vitesse sur la piste, enfonçant arbres et rochers sur son passage. Réfléchissant pendant qu’il courait, il comprit qu’il allait devoir courir et se cacher dans la cale d'un bateau, comme il l’avait fait lors de son errance, il y avait environ un an et demi de cela.
Le trajet, bien que long et pénible, resterait de très loin la tâche la plus aisée de ce périple … Mais aussi la moins distrayante.

A cette idée, il sourit, et poursuivit sa course sans réfléchir plus.





Chapter two : Back to black


Après des jours et des jours de course effrénée, entrecoupés d'un jeu de cache-cache avec la sécurité du bateau dans lequel il n'a pu s'empêcher de voler la moitié des réserves de viande ; Santo arrive enfin à l'Ouest de la France, au port de La Turballe, d'où il se remit à courir comme un désespéré vers le Nord, ne s'arrêtant que pour manger ou dormir brièvement. Passant aussi discrètement que possible par les alentours de Nantes, Rouen, Amiens, et Lille ; l'apprenti traversait champs et routes à une allure certes pas aussi soutenue qu'il l'aurait souhaitée, mais constante et bien dirigée.

A la fin de la journée, il avait atteint le port de Calais ; puis sentit l'odeur de sang qu'il suivait depuis de début changer de direction. Celle-ci était devenue plus nette qu'au départ, et il commençait à douter d'à qui appartenait cette fameuse odeur sauvage et bouillonnante. Ce parfum s'orientait vers l'Est, et paraissait longer les mers d'Europe.

Ce que Santo s'empressa de faire, après avoir saccagé un conteneur de nourriture destiné aux yachts de plaisance amarrés à Calais ça et là. Ainsi passa-t-il par les ports d'Anvers, Amsterdam et Hambourg, pour terminer à Arhus, au Danemark, d'où il comptait reprendre un bateau clandestinement en direction de Göteborg, en Suède ; d'où il se remettrait à courir vers Oslo, son « check point » en Norvège.
Ainsi fût dit, ainsi fût fait. Le voyage ne prit guère de temps, grâce au repos que Santo avait put prendre durant son dernier trajet en bateau.

Une fois à Oslo, alors qu'il se restaurait d'une cargaison de viande qu'il avait stoppée, l'apprenti sentit un doux souffle de vent au parfum de mousse, de feuillages, et de bois dans toute sa senteur printanière. Ses oreilles se dressèrent, guettant le nouveau message de sa maîtresse.

« Santo … Te voilà bientôt arrivé à la seconde étape. Dirige toi vers Trondheim, et si tu te diriges bien, sur la route tu trouveras un petit village caché du nom de Jhörg. Va voir sa chamane du même nom, et elle te guidera vers l'étape suivante. Va, et empresse toi, elle t'attend pour le rituel. »

La voix, l'aura et le parfum de sa maîtresse s'envolèrent sans laisser l'apprenti répondre ne serait-ce qu'un mot. Malgré cela, il souriait de tous ses crocs. Si ses adversaires étaient plus rapides que lui, cela risquait d'être intéressant. Finissant son morceau de viande, il se releva brusquement, et redémarra sa course effrénée vers ce village mystérieux, toujurs guidé par l'odeur de sang, dont il reconnut enfin qu'il s'agissait de celle d'un loup, mais il ignorait encore lequel, l'odeur n'étant pas encore assez nette pour cela.
Se dirigeant tout droit, sans jamais exécuter la moindre déviation ne serait-ce que d'un degré, Santo courait, et s'aperçut qu'il avait gagné en vitesse à force de courir sans arrêt. Satisfait de ce constat, il décida de pousser l'allure encore, et se surprit lui-même d'aller aussi rapidement, tout en faisant des cratères dans le sol de ses pas.

Le trajet ne dura que quelques heures jusqu'à ce qu'il vit ce qui était sa destination, il ralentit alors jusqu'à marcher ; reprenant son souffle et se concentrant sur l'odeur qui le guidait. Il reniflait, humant ce parfum alléchant désormais nette, presque palpable. Puis il stoppa net sa marche, ses yeux s'écarquillèrent dans l'étonnement, et son champ de vision eut comme un flash … Il avait enfin compris.






[FLASHBACK] Chapter three : Dance with the wolves[/size]

Il y a trois ans, quelque part dans la forêt Sibérienne. Des arbres, une immense quantité de neige, une meute de loups à jeun, et un jeune garçon au bras droit rougit.
Alors que les loups forment un cercle autours du jeune humain en ondulant sans bruit entre les arbres, leur cible les comptait, reniflant paisiblement, sans bouger ni montrer le moindre signe de peur. Son regard perçait les ténèbres de l'hiver Sibérien et l'ombre des arbres pour débusquer les billes incandescentes qui servaient d'yeux à ses prédateurs. Environ une minute plus tard, la proie avait compté le nombre de ses assaillants.
Neuf, il en comptait neuf. Connaissant parfaitement les loups, il sourit de tous ses crocs avant d'en fixer un avec toute l'arrogance possible et qui insupporte à ces créatures qui ont horreur qu'on leur manque de respect.

Celui-ci ne fit pas exception à la règle, et se précipita vers Santo, en hurlant à ses congénères de le laisser le tuer avant de pourvoir le manger ensemble. Il courait à une vitesse effarante, tous crocs et griffes dehors, le poil hérissé, et les babines trempées par la faim. Rugissant de toute sa fureur, il bondit vers l'humain, qui le stoppa en l'attrapant par la gorge, et le jeta contre un arbre. Abasourdi par le choc et la surprise, la bête grogna à nouveau, et se mit à trotter en cercle autours de sa proie, qu'il prendrait un vil plaisir à sentir mourir entre ses mâchoires et à se repaître de sa viande. Se décidant enfin à bondir à nouveau, il fut de nouveau stoppé, puis plaqué au sol. L'homme le fixait, en riant, lui saisit chacune de ses mâchoires, puis le déchira en deux.

Le sang giclait de partout sur la neige, et les huit loups restants sentirent un tremblement leur parcourir l'échine. Au delà d'un être humain, ils avaient l'impression d'être tombés sur un ours. Un ours particulièrement fort qui plus est.

Deux frères, les deux plus jeunes de la meute, conclurent d'attaquer ensemble cet ours humain. Ils en avaient déjà vaincu deux, alors celui-ci ne leur faisait pas peur, bien qu'il se soit aussi aisément débarrassé de leur semblable.

Leurs deux gueules se refermèrent d'une étreinte sans nom sur les bras de l'humain, qui poussa un hurlement de douleur déchirant. Pleinement confiants et satisfaits, les deux jeunes frères appuyèrent de plus belle pour broyer les os de leur proie. Cependant, non seulement ils n'entendaient aucun craquement, mais en plus aucune goutte de sang ne coulait de son bras rougit, et très peu de son bras humain. L'homme stoppa son cri pour récupérer son sourire arrogant d'animal dominant.

Sans sommation, il croqua la gorge du frère qui mordait son bras gauche, le secoua en l'air comme un vulgaire rat, et le projeta au sol, à moitié mort. Le second lui mordait sévèrement la gorge quant son attention quitta le frère à terre. L'humain lui serra la nuque avec une pression progressivement grandissante pour lui faire lâcher prise, puis s'agenouilla devant le premier pour étrangler son frère devant lui. Mais il ne contrôlait pas sa force, et il brisa la nuque du jeune loup. Frustré, il jeta la dépouille du frère mort pour se tourner vers celui qui était encore à peu près en vie. Il le mit sur le dos en le poussant du pied, puis, d'un coup sec et d'une force incommensurable qui fendit la terre sous la bête, lui démolit le crâne. Encore une fois, le sang tapissait le sol plus que la neige sur plusieurs mètres.

Plus que six. Malgré les trous qu'il avait à la gorge, l'homme fut agité de ce qui semblait être entre un rire et un grognement. Les loups avaient cerné la force de leur adversaire, mais avaient pu le voir saigner, il n'était donc pas invincible.

Le plus vieux de la meute se précipita à son tour, pour ne pas laisser le moindre répit à leur proie. Ce vieux chasseur borgne et couvert de cicatrices avait été le chef d'une grande meute durant plusieurs années, exploit très rare chez ces animaux. Il avait déjà tué et dévoré des dizaines d'humains, et ce même s'ils étaient cachés derrière leur vulgaires bouts de fer cracheurs de feu. Celui-là n'était qu'un peu plus fort, voilà tout. Faisant mine de croquer l'épaule, il détourna la tête au dernier moment pour mordre la gorge, mais ne rencontra que du vide. Hélas, sa proie avait anticipé le mouvement, et s'était penchée en arrière.
L'homme, profitant de la vulnérabilité de son assaillant, l'attrapa par la queue, et le frappa au sol. Un craquement écœurant de côtes brisées fendit l'air et le courage des cinq loups restants qui assistaient à la scène, hagards. Il virent ce qui devait être leur succulent diner frapper des poings comme un sourd sur la gueule de leur doyen, jusqu'à la déformer. Mais, comme le crâne n'avait pas été touché, le vieux respirait encore. Mais plus pour longtemps.

L'homme, emporté dans sa furie meurtrière, plaqua d'une brutalité sans nom le doyen contre un arbre, l'empalant sur une branche. Le corps agonisant du vieux pendait ainsi lamentablement à la branche, se vidant de son sang, et agité de petits soubresauts dans l'espoir de tomber de l'arbre et de se fendre le crâne pour abréger ses souffrances.

Plus que cinq. L'homme-bête rugit, faisant fuir tous les herbivores de la forêt, trembler les carnivores, et paralysant ceux qui l'entouraient. Cette fois, les loups comprirent, il ne fallait pas les prendre à la légère, il fallait l'attaquer à cinq contre un, lui déchirer la gorge et lui crever les yeux, pour en avoir raison. Fuir ne servirait à rien, il les laminerait un par un en ne laissant d'eux que de la bouillie sanguinolente.
Les cinq coururent donc de cinq directions différentes, attaquant dans cinq endroits et angles différents, griffant et mordant à une vitesse et une précision déconcertante tout ce qui était à leur portée. Alors qu'ils recommençaient enfin à se sentir au dessus de l'homme-bête dans la chaîne alimentaire, la meute entendit un bruit de rugissement mécanique surgir du bras gauche ensanglanté de leur proie. Un morceau de fer doté de dents en acier mugissait, prêt à dévorer vivant ces cinq créatures ridicules qui s'étaient jetées dans sa gueule de fer et de sang.

Le vrombissement du fer s'amplifia grandement, et déchira la panse du loup le plus proche, qui s'écrasa au sol en vomissant du sang. Plus que quatre.

Le bras droit de l'homme-bête se resserra sur un second loup, tétanisé par la mort de son compagnon si proche et qui avait lâché prise. La pression devint vite trop forte, et ce qui était un loup devint rapidement elle aussi une masse informe sanguinolente et inanimée. Plus que trois.

Ces trois là ne firent pas long feu ; car l'homme-bête, s'agitant dans tous les sens, avait réussit à se débarrasser de ses assaillants. Son fer dans la gueule, il se jeta sur le plus proche, lui enfonça son bras rougit dans la gueule, et en arracha la carotide. Comme le doyen, le loup gisait, convulsé et pitoyable, suppliant par des gémissements rauques d'arrêter son agonie. Plus que deux.

Les deux derniers fuyaient le monstre sanguinaire qui avait décimé leur meute, côte à côte. Stupide entreprise que celle-ci, car la monstruosité les eu vite rattrapé. Elle planta son fer carnivore dans la nuque du premier, puis attrapa le second, l'élevant au niveau de son visage. Le loup gémissait, suppliant le monstre de le laisser partir, les pattes et la queue repliées, et les oreilles baissées. Le monstre fixa un moment l'animal, puis serra son étreinte autours de sa tête, jusqu'à entendre un bruit d'orange pressée trop fort et que ses doigts se rejoignent.

Laissant tomber la dernière dépouille, Santo, le monstre, sourit de tous ses crocs couverts de sang. Il était devenu redoutablement fort. Saisissant les cadavres par la queue, il les regroupa là où le combat avait démarré. Il s'attarda sur les deux qu'il avait laissé agoniser et qui n'étaient pas encore morts, les achevant chacun d'un coup de Gorowatz.

Il fit un feu et commença à manger le cadavre de ses adversaires. La tendance s'était inversée en si peu de temps, les prédateurs étaient rapidement devenues des proies, et par extension de la nourriture.
Mais si ce monstre d'homme avait une force inégalée par la plus forte des faunes, il n'en avait pas encore le millième de l'expérience. C'est pourquoi il avait oublié que le loup blanc tueur d'hommes qui semait la panique chez les humains rôdait dans la région, et que son flair appréciait tout particulièrement la viande cuite à la broche. Ce féroce loup blanc était le mieux nourri de toute la Sibérie, puisqu'il tuait les humains pour voler leur nourriture et les mangeait ensuite, ce qui le rendait en parfaite santé et en pleine forme comparé aux autres loups. De plus, il faisait au moins le double de leur taille, et avait suffisamment combattu pour vaincre des vétérans humains armés jusqu'aux dents.

C'étaient ses pas de course qui retentissaient assez loin pour que Santo les entende. Des pas de loup dont l'heure du dîner approchait et pour qui dévorer un homme, même un monstrueux, ne consistait qu'en une forme de routine morbide. Son pelage aussi blanc que la neige ainsi que ses yeux bleu ciel le rendaient dur à déceler dans la neige, même pour un homme-bête.

Une fois le loup blanc dans la clairière, ils firent tous deux face à l'adversaire le plus fort qu'ils n'avaient jamais affronté. Se fixant tout deux droit dans les yeux, avec cet air parfaitement concentré et déterminé, ils marchaient en cercle sans se poser de questions ni chercher de faille dans la garde adverse. Pas de techniques, pas d'entourloupes, c'était le plus fort et le plus violent qui allait gagner.

Dégainant Gorowatz, Santo passa à l'offensive en hurlant de rage. Le loup blanc bondit également vers son adversaire, ses mâchoires se refermant sur l'épaule droite de ce dernier.

Pas de chance ? Mal visé ? Qui sait, peu importe après tout. Aussi puissantes furent-elles, les mâchoires du loup n'eurent pas raison du bras de Santo, bien trop solide pour elles. Gorowatz eu, en revanche, raison du flanc du loup. S'écrasant par terre, comme les neuf autres, il se vidait de son sang. Mais, emporté par la rage et l'orgueil, parvint à surmonter sa douleur et son agonie pour continuer de plus belle le combat. Il voulait visiblement emporter l'homme-bête en enfer avec lui.

Santo, trop sûr de lui, ne vit pas venir la riposte de l'animal, et se fit planter une trentaine de crocs dans le ventre et le flanc gauche. Bien que dure à cet endroit, la peau fut percée et le sang dégoulina au moins autant que chez le loup. Fou de douleur et de rage, le monstre cogna sur la tête du loup pour le faire lâcher, recula en titubant, puis grogna péniblement :

« WHOURKR »

Sa peau devint toute noire, au contraire de son bras droit qui passait de rouge à blanc ; deux bandes blanches parcouraient son corps, et ses yeux devinrent d'un noir si profond que l'on pouvait sombrer dans la folie en les fixant trop longtemps. Ses blessures arrêtèrent de saigner, mais n'étaient pas complètement refermées. Des crocs d'un blanc immaculé apparurent entre les babines d'ébène du monstre. Il souriait, car il savait que le loup était complètement dépassé par ce qu'il voyait ; et par la force de celui qu'il affrontait.

En effet, l'écart de puissance était tel que le terrible loup blanc mourut non pas du combat ni de ses blessures, mais bien du feu de camp de Santo sur lequel il cuit vivant vivant quelques secondes. L'homme-bête avait bu plusieurs gorgées du sang de l'animal pour s'imprégner de sa puissance avant de le cuire... et de s'en nourrir.
Après avoir fini le loup blanc et ses neuf congénères, il avait sentit comme un changement dans sa force. Ses mouvements, sa vitesse, son aura, son odeur avaient également changé. Sans comprendre vraiment ce qu'il en était, il laissa de côté ces questions, sentant qu'un jour ou l'autre il finirait bien par comprendre ; et repris son « errance » vers le Japon.






Chapter four : Human after all

Le petit village, ou grand hameau, était le stéréotype même de ce qui abritait des shamanes, berzerkers, ou autres combattants recevant leurs enseignements dans des endroits reculés. Ravagé par la faim, Santo courut lourdement vers ces quelques pâtés de chaumières qui sentaient la vie de famille à plein nez, si ce n'est qu'il fallait y ajouter une douce odeur de fer tranchant très bien entretenu.
Mais ce n'était pas cela qu'il venait voir. Le pas lent et lourd, le nez s'agitant à la recherche de l'odeur d'une vieille shamane et d'encens nécessaires à la transe du guerrier fauve ; il avançait paisiblement. Il perçut soudainement une odeur suspecte, une odeur de mysticisme, de fumée jaillissant de diverses drogues, et de courbatures dues à l'âge.

La hutte d'où provenaient toutes ces odeurs était en fait située en retrait du village. D'épais volutes de fumée sortaient des quelques aérations. Il entra en poussant l'épais rideau violet fait de velours, et scruta l'intérieur de la pièce. Des pots à forte odeur jonchaient les étagères, qui elles-même jonchaient la pièce. Une petite table servait visiblement de bureau pour expériences, au vu des nombreuses entailles, brûlures et autres traces de dégâts dus à quelques mauvaises manipulations …

Un mouvement fluide et silencieux surprit Santo qui se tourna instantanément vers le recoin où ce qui devait être des draps suspendus au plafond cachaient ce qui avait exécuté ce mouvement soudain. Tous crocs dehors, les mains à moitié closes pour être prêt soit à griffer soit à frapper du poing ; la bête attendait, sans le moindre bruit, le prochain mouvement.

Puis il bondit de terreur lorsqu'il sentit une pichenette sur sa joue droite. Beaucoup trop surpris pour réagir au quart de tour, il était totalement vulnérable. Puis, tournant les yeux vers ce qui l'avait tapoté, il comprit et se calma aussitôt. Celle qui avait réussi à le berner aussi facilement n'était autre que Jhörg, la shamane du village. Celle-ci le regardait d'un air dédaigneux, et passablement déçue.

« Mouais, c'est pas du tout ce à quoi je m'attendais … Et puis depuis quand on doit transformer un animal enragé en humain enragé plutôt que le contraire ? »

Elle scruta Santo, tournant autours de lui, lui palpant les muscles, tapotant ici et là, en maugréant des remarques dans sa barbe que l'animal entendait parfaitement mais auxquelles il ne comprenait rien. S'arrêtant de tourner, elle se remit face à son étrange interlocuteur.

« Ton corps est très impressionnant, mais trop peu efficace. Ce trop plein de force brute que tu as est un gâchis terrible. Avec dix fois moins de biscottos tu tuerais toujours autant d'ennemis, alors qu'avec dix fois plus de vitesse, tu en tuerais cent fois plus. Mais je comprends pourquoi elle s'est intéressée à toi, mon jeune ami. Je n'avais jamais entendu parler d'un tel cas d'école. »

Elle s'éclaircit la gorge, puis reprit en articulant distinctement, pesant bien le ton qu'elle adoptait pour s'assurer que l'homme-bête comprendrait ce qu'elle allait lui dire.

« Pour faire simple, la morsure que tu as subie étant très jeune aurait du te transformer en monstre mangeur d'âmes. Cependant, ton organisme semble être fait pour vivre toutes formes d'agressions et de souffrances. Il s'agit certainement des horreurs auxquelles on t'a habitué étant enfant et que tu as perpétuées qui ont embrumé ton esprit. Ton corps, lui, n'a fait que s'adapter. Ta vision du monde est bien triste, mon enfant, mais tu n'en es pas responsable ; et, à te voir, je suis persuadée que tu n'as plus rien d'humain. Enfin bon, ce n'est pas comme si tu étais le premier fou à lier dont j'allais m'occuper ... »

Elle le prit par le bras, pour l'emmener derrière les rideaux. Ces derniers cachaient une grande pièce sombre, où la visibilité était très diminuée à cause des épais volutes de fumée qui planaient. L'odeur d'encens était si dense que Santo ne percevait même plus celle de la vieille shamane. Celle-ci, à peine visible, lui fit signe de s'asseoir au centre sur le tapis rond et criblé de motifs runiques, unique décoration en dehors des multiples étagères chargées d'encens fumants.

Il se mit à genoux, et ferma les yeux. Inspirant profondément, il se laissa envahir par les multiples parfums enivrants, et sentit une profonde volupté monter en lui. Il esquissa un léger sourire qui lui donnait un air humain, chose qui pouvait paraître étrange sur lui.

Pendant que Santo se laissait aller aux parfums drogués, Jhorg s'installait devant lui, une sorte d'immense calumet dans le bec. Tirant plusieurs bouffées de tabac fort, elle scrutait Santo d'un oeil critique mais intérressé.

« Hmouais, ton corps est solide, mais pas de la bonne manière. Tu as une force impressionnante, mais elle est bien trop grande par rapport à ce dont tu as besoin. Quant à tes déplacements, ils sont finement calculés par ton instinct, mais effroyablement lents. Quant à ton esprit, il semble bien que la folie ait cédé la place à l'animal. Ton instinct t'a sans doute sauvé la vie plusieurs fois, et tes sens accrus également. Mais ce n'est pas à un chien enragé à qui je veux confier cette mission, c'est à un homme revenu à l'état sauvage, et qui a su conserver sa raison. Oublie toutes les horreurs que tu as vues et subies dans ton enfance ; oublie même ton identité, reviens à zéro. »

Alors que Jhorg parlait, ce qui était plus animal qu'humain écoutait paisiblement. Une de souffle pourpre s'évacuait la les pores de sa peau, et on pouvait sentir sa tension, son rythme cardiaque, et sa respiration ralentir. Le tout restait plus rapide que le rythme humain, mais demeurait plus humain qu'animal.

« C'est bien mon grand, c'est bien, apaise ta fureur, car c'est en agissant froidement que l'on agit de manière efficace. Cette gangrène que tu as à éradiquer, il ne te faut pas la haïr, simplement la supprimer. Procède de manière humaine lorsque cela s'impose, et procède de manière bestiale lorsqu'il le faut également. Apaise cette colère, canalise la pour mieux la faire resurgir lorsque tu en auras besoin. C'est bien, Santo. Maintenant, lève toi. »

Celui-ci ouvrit lentement les yeux, et se leva sans le moindre bruit. Fixant Jhorg dans les yeux d'une façon très humaine, il lui sourit brièvement. La shamane lui rendit un sourire satisfait.

« Comprends-tu ce que je te dis, à présent ?

- Plutôt pas mal, ouais. Mon pouvoir a changé ?

- C'est justement ce que je cherchais à faire. Une peau soit-disant dure et une force de frappe démesurée ; on n'aurait rien pu faire de toi. Le roseau plie, mais ne rompt jamais, c'est ça que l'on veut.

- Ouais, ouais, okay. Et, comment on est censés savoir ça ?

- Suis moi dehors, notre chère mère nourricière va nous fournir de quoi tester tes nouvelles capacités. Pendant ce « test », j'observerais ce nouveau pouvoir, et t'expliquerais en quoi ils consistent.

- Rien d'tel qu'un bon p'tit massacre pour renaître de ses cendres dignement. »


Effectivement, Santo avait bien cerné en quoi allait consister le « test », car à peine furent-ils sortis de la hutte de Jhorg qu'un garganta s'ouvrait pour laisser passer trois envahisseurs de niveau faible. Des crocs tout, aussi pointus que ceux qu'il avait lors de sa vie d'animal, apparurent entre ses lèvres qui formaient un sourire jubilatoire. Il ne fallut pas le prier, le chasseur fonçait déjà sur ses proies.

"Va, et que les pouvoirs que je t'ai donnés écrasent ces vermines.

- Promi m'man, promis !"


Le voilà pile entre l'homme et l'animal désormais. Voyons ce que cela va donner face au fléau …

Le chasseur bondit de toutes ses forces pour atterrir juste entre les trois monstres, visiblement surpris de leur arrivée ici. Ne leur laissant pas le temps de converser pour comprendre, il attrapa la tête du premier et lui brisa la nuque dans un craquement sourd mais parfaitement net, et avec une facilité qui surprit tous les participants et les spectateurs.

Les deux derniers envahisseurs firent un bond en arrière chacun, et attaquèrent en même temps en profitant d'un fait évident : Santo était désarmé. Lame droit devant, arquée telle une corne, le monstre le plus proche vit sa tentative d'empalement esquivée avec souplesse et simplicité. La riposte quant à elle fut rude et instantanée. Le genou que l'envahisseur venait de recevoir dans le ventre l'empêchait de respirer et le faisait voir trouble. Il tomba à genoux en suffoquant.

Mais la seconde attaque aboutit. Le sabre froid et tranchant du dernier ennemi traversa tout le corps de Santo en diagonale pour le fendre en deux. Beaucoup de sang jaillit, mais personne ne tomba, fut-ce en un ou plusieurs morceaux.

Complètement sidéré, l'humain palpa son torse et ne trouva qu'une fine cicatrice blanchâtre sur son corps redevenu « propre », sans la moindre marque ni malformation due aux blessures. Puis, ce recentrant sur le combat, fit instinctivement sortir une lame énorme d'un noir terne de son bras. La lame immense, et faite d'une sorte de fumée durcie. Tout droit sortie du tatouage de l'épaule et du bras gauche du chasseur, la nouvelle arme que lui conférait ses pouvoirs lui plaisait beaucoup.

Ainsi, ce fut avec joie qu'il l'abattit sur son ennemi pour le fendre en deux. Contrairement à l'envahisseur, son attaque aboutit avec succès tout en faisant trembler le sol sur quelques mètres de diamètre.

Puis, pour conclure ce test, l'humain se retourna vers le monstre qui suffoquait toujours du coup reçu dans l'estomac. Il souleva sa victime par la gorge, ricana en la voyant se débattre, puis rangea l'énorme lame dans son bras. A la place, il en sortit un fusil de chasse noir comme la nuit, tira dans la poitrine de sa proie, puis la laissa tomber, morte.

Jhorg regardait la scène de son oeil toujours critique, mais un éclair de satisfaction et d'espoir d'y cachait. Voyant Santo revenir vers elle et ranger son arme, elle ne put s'empêcher de sourire.

« Je suis fière de toi mon grand. Maintenant, assied-toi et laisse moi t'expliquer tes nouveaux pouvoirs. »

Le chasseur s'exécuta. Il se mit en tailleur face à la vieille shamane qui fumait son énorme calumet et attendit qu'elle finisse de tirer pour avoir ses explications.

« Donc, comme tu as pu le constater, ta force a grandement diminué, mais demeure parfaitement suffisante pour combattre. Ta peau dure est redevenue humaine, mais se re-soude immédiatement lorsqu'elle est coupée ou transpercée. Cela dit, tu perds du sang lorsque tu es blessé, prends-donc garde à ne pas subir trop de dégâts.

- Ouais, c'est bon, j'suis pas maso …

- Tais-toi et écoute. Tes talents de combattant augmentent également lorsque tu subis des dégâts. Il peut donc être utile de te faire blesser, mais tu devra faire très attention à ne pas en prendre trop. Et enfin, tu as le pouvoir de faire sortir une arme de ton tatouage.

- Tiens, à c'propos, c'est quand que j'ai changé de forme ? J'ai même pas remarqué avant !

En effet, le corps de l'humain avait bien changé. Sa peau avait de nouveau une couleur et une texture humaine, ses muscles s'étaient affinés, ses cheveux étaient devenus roux, et un tatouage noir corbeau lui couvrait une partie de l'épaule et du bras gauche.

De plus, ses vêtements aussi avaient changé : il était désormais vêtu d'un ample pantalon marron foncé, d'une ceinture raccrochée à un pagne verts, et d'une sorte de corsaire vert aux cheveux, une écharpe verte, quelques bracelets autours des bras, une mitaine verte à chaque main ; et pour finir des sandales en bois aux pieds.

Spoiler:

- L'éveil de ton âme par les drogues apaisantes a conduit à une modification de ton aspect, mais cette apparence fait partie de toi, elle ne t'a donc pas choqué car elle n'a fait que suivre le changement de ton âme tout naturellement.

- Euh, en gros, c'est tellement logique que j'ai cette apparence que ça m'a pas choqué, d'accord. Et maintenant ?

La vieille shamane sourit, apparemment très fière. Elle fixa Santo comme une mère fixe son enfant qui vient d'avoir son examen ou son premier enfant, puis lui dit d'un ton ému :

« -Maintenant, mon garçon, il est temps pour toi de retourner là d'où tu viens et d'accomplir ta mission. »

Sans un mot, le chasseur se leva et courut vers le port d'Oslo d'où il venait, pour retourner au plus vite à Karakura. Ses pas ne faisaient plus de bruits de craquellements ni de cratères dans le sol, mais aillaient bien plus vite qu'à l'aller. Le voyage serait court, deux ou trois jours, tout au plus.

Jhorg regarda son oeuvre courir, déjà hors de vue. Fixant l'horizon de ses yeux fatigués et cerclés de rides ; elle soupira, et s'en retourna dans sa hutte pour fumer son calumet. Une fois assise en tailleur sur le tapis au centre de sa pièce cachée, elle ferma les yeux, et mourut le sourire aux lèvres. Le calumet allumé mit feu à la tente, qui finit en cendres quelques dizaines de minutes plus tard. Les villageois, ignorants de la situation, déblayèrent les cendres en se réjouissant intérieurement de la mort de cette « vieille folle ».

Santo sentit un picotement au coeur, et comprit de quoi il s'agissait. Esquissant un grand sourire, il se dit à lui-même :

« Elle a accomplit sa mission, me reste plus qu'à faire pareil. Regarde moi bien la vieille, j'vais t'en offrir moi un joli spectacle ! »


HRP : faudra que je fasse quelques modifs' sur ma fiche. Notez que l’expérience gagnée est cumulative avec celle cumulée. Thanks for your attention.
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[Entraînement Novembre] L'éveil
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